Les périodes sensibles

Il s'agit de sensibilités spéciales, qui se trouvent chez les êtres en voie d'évolution, c'est à dire dans les stades de l'enfance.

Elles sont passagères et se limitent à l'acquisition d'un caractère déterminé.

L'enfant fait des acquisitions pendant les périodes sensibles. Quand la période sensible a disparu, les conquêtes intellectuelles sont dues à une activité réflexe, à un effort de la volonté,  et la fatigue provoquée par le travail naît dans la torpeur de l'indifférence. C'est en cela que consiste la différence fondamentale, essentielle, entre la psychologie de l'enfant et celle de l'adulte.

Grâce à ces temps forts, l’enfant dispose de potentiels particuliers qui lui permettent de faire naître des caractéristiques humaines naturellement (le langage, la marche, l’écriture…). Ces périodes sont donc des phases d’acquisition et de construction. Il y a dans les périodes sensibles des possibilités que l’adulte a perdues.

 

L’existence et la manifestation des “périodes sensibles” amènent l’idée que ce n’est pas l’âge qui est important mais le moment où l’enfant est vraiment prêt à apprendre avec aisance.

Le but de l’éducation est de semer les graines de la connaissance à la bonne saison. Le bon moment pour apprendre est déterminé non pas par le calendrier d’un programme imposé mais par l’observation des besoins de l’enfant.

 

De la naissance à 6 ans environ, l’enfant traverse 6 périodes sensibles :

• la période sensible du langage (plus ou moins entre 2 mois et 6 ans)

• la période sensible de la coordination des mouvements (plus ou moins entre 18 mois et 4 ans)

• la période sensible de l’ordre (plus ou moins de la naissance à 6 ans)

• la période sensible du raffinement des sens (plus ou moins entre de 18 mois et 5 ans)

• la période sensible du comportement social (plus ou moins entre 2,5 ans et 6 ans)

• la période sensible des petits objets (très courte période au cours de la 2e année)

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